02 43 47 83 00 secretariat.mairie@ville-rouillon.fr

Articles

Le Pédibus de Rouillon est parti du bon pied !

À Rouillon, même si plus de 80% d’élèves habitent à moins d’un kilomètre de l’école primaire, plus de 60% y vont principalement en voiture. Ça fait plus ou moins 56 voitures aux abords de l’école chaque matin et chaque après-midi. Cette circulation intense fait que 9 parents sur 10, qui voudraient que leurs enfants fassent le trajet à pied ou à vélo, ont peur de les laisser partir seuls.

Et donc, pour casser ce cycle de la peur, de la pollution et de la promotion d'habitudes paresseuses, les Rouillonnais ont décidé de prendre le train en marche (très littéralement), en lançant un Pédibus !

Une initiative qui est réalisée par de plus en plus de communes en France; le Pédibus est tout simplement un bus à pied.

Comme un bus, cela constitue une ligne jusqu’à l’école avec des arrêts et des horaires, où les enfants se rejoignent le matin et y sont déposés le soir. Il y a même des “conducteurs” qui les accompagnent pour assurer leur sécurité (fait par les parents à tour de rôle).

Cette dernière semaine avant les vacances scolaires, grâce à la collaboration de 4 parents bénévoles, 24 enfants ont participé sur 3 lignes pour les essais du nouveau Pédibus, organisés par Maggie Mellon, une écossaise en volontariat européen à la Mairie de Rouillon.

Maggie souhaite souligner que la participation de juste 24 enfants représente une réduction de 20 voitures sur la route. Appliqué sur une année scolaire, cela réduirait l'empreinte carbone de l'école d'environ 2 tonnes.

L’initiative a eu de beaux compliments: “En tant que parent accompagnateur, ce pédibus a été un agréable moment passé avec les enfants. Ils ont eu l'air très content de l'expérience et n'ont pas vu passer la distance qui les séparait de l'école. Ils ont donc fait le trajet sans peine, parfois en sautillant, heureux de retrouver des enfants de l'école pour faire la route."

Un autre parent l'a décrit comme une “très jolie expérience conviviale et écologique à laquelle <l’enfant> a pris beaucoup de plaisir”, et plusieurs parents ont exprimé leur intérêt pour septembre.

Pour l’année prochaine, Maggie a comme objectif de doubler le nombre de participants: “Je pense que c’est tout simplement une question de communication. C’est un engagement gratuit et agréable, qui est bon pour la santé des enfants, bon pour l’environnement, et facilite l’organisation familiale. Pourquoi ne pas participer ?”